Université du temps libre de Haute MayenneUniversité du temps libre de Haute Mayenne

Université du temps libre de Haute mayenne

FIGURES LIBRES MAYENNAISES

Cycle de 4 rencontres, animé par Antoine GLEMAIN, professeur de philosophie, au Grand Nord, le jeudi de 14h à 16 h.

 Terre réputée conservatrice, la Mayenne a engendré ou accueilli régulièrement des personnalités singulières, non conformistes, des figures de l’autonomie – cette loi que l’on se donne à soi-même et qui « doit produire l’originalité individuelle et non l’universelle uniformité » (Guyau).

Après une seconde saison très écourtée et limitée à Yvonne Beauvais, la saison nous emmènera à la découverte de :

 

11 mars

Alfred Jarry, écrivain, poète, dramaturge et dessinateur né à Laval, est le créateur du cycle d’Ubu et l’inventeur de la pataphysique, « science des solutions imaginaires ». Personnage « ininventable », selon l’expression de Gide, il brouille les frontières entre sa vie et ses œuvres.

18 mars

Françoise Gandriau, orpheline à l’âge de dix ans, devient servante dans la famille du baron Duchesne du Mesnil de Menant et se retrouve au cœur de la tourmente révolutionnaire. Elle accompagne l’armée vendéenne dans la virée de Galerne fin 1793. En fuite après la bataille du Mans, elle est recueillie à Lassay-les-Châteaux, puis dénoncée, jugée et guillotinée en place publique en mars 1794. La tombe de la « petite émigrée » devient un lieu de dévotion populaire.

15 avril

Robert Brault, ouvrier métallurgiste dans la région nantaise, revient à la mort de son père s’établir comme meunier à Aron. Très marqué par la mort accidentelle de sa femme en 1948, il en vient à prêcher une doctrine apocalyptique dont il précise qu’elle ne constitue pas une nouvelle religion mais une épuration ou une réforme du catholicisme. Il réunit de nombreux adeptes en Mayenne jusqu’à sa mort en 1971.

22 avril

Simone Weil, née dans une famille d’origine juive alsacienne, a suivi des études au hasard des affectations de son père, chirurgien militaire, en partie à Mayenne et à Laval. Brillante philosophe, elle fréquente les milieux révolutionnaires non staliniens et partage la « condition ouvrière ». Elle se convertit à partir de 1936 à « l’amour du Christ » et se considère elle-même comme mystique chrétienne.

 

Consulter les archives de notre rubrique "Les cours"