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HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 26-27

 

QUELQUES ASPECTS DE LA GAULE ROMAINE

Cycle de 4 séances assuré par Jacques NAVEAU, historien et archéologue.

Le mardi de 14 h à 16 h dans l'auditorium du Grand Nord.

Pour un groupe de 100 personnes                              Sous réserve d'un nombre suffisant de participants 

5 janv 12 janv 19 janv

2 fév


1. La religion à Rome et en Gaule

La société romaine n'est pas la nôtre, même si nous lui sommes très redevables. C'est en remettant la religion romaine dans le contexte intellectuel, social, politique de son époque que l'on peut espérer saisir quelques traits d'un système qui, aux antipodes de nos habitudes, ne se fonde ni sur la croyance, ni sur la peur du jugement divin.

L'empire romain était multi-ethnique et connaissait donc des formes culturelles variées. Cela s'applique à la religion, comme le montre l'exemple de la Gaule romaine.

2. Lyon, relais de Rome

Les circonstances de sa formation ont donné à Lyon le statut privilégié de colonie romaine, c'est-à-dire de ville peuplée de citoyens romains. Bien plus, Auguste a institué à ses portes un sanctuaire fédéral, lieu de réunion de l'assemblée des Trois Gaules. Les représentants des 60 cités de l'ancienne Celtique s'y retrouvaient chaque année pour débattre des questions communes et célébrer le culte de Rome et d'Auguste.

De là est née l'idée que Lyon était la capitale de la Gaule. C'est aller un peu loin, car la Gaule n'était pas un pays et n'avait pas de capitale. Néanmoins, Lyon y occupait une place particulière.

3. Les cités de Gaule : le chef-lieu

Auguste, en organisant les Gaules, a pour l'essentiel respecté l'existence des anciens peuples en les transformant en cités. Celles-ci conservent une autonomie de gestion et une identité culturelle en échange de leur allégeance à Rome.

Sur le modèle de Rome, la civilisation gallo-romaine devient urbaine. La capitale de cité est le réceptacle des valeurs culturelles, elle sert de modèle en même temps qu'elle administre. Les campagnes lui fournissent habitants, nourriture et matériaux.

On voit se répéter des schémas urbanistiques, notamment la place que tient un centre monumental organisé à partir du forum, de temples et d'un théâtre.

4. Les cités de Gaule : le territoire

La civilisation urbaine des cités de Gaule ne se limite pas aux chefs-lieux. Elle s'exprime aussi dans une variété de sites que les archéologues regroupent dans l'expression d'agglomérations secondaires, de la simple étape routière à la grande ville.

Ces agglomérations ont souvent une fonction spécifique ou au moins dominante : marché agricole, production artisanale, commerce fluvial, thermalisme, grand sanctuaire.

Le territoire des cités est aussi le lieu de l'agriculture qui se pratique dans des fermes héritant des établissements fossoyés de l'époque gauloise. Mais l'évolution ne se fait pas en leur faveur : il existe une tendance à la concentration et au développement des villas, à la fois domaines agricoles et lieux de villégiature de l'aristocratie.

 

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